Voyages

La vie en tipi in da wood

La vie en tipi

Il  y a une poignée de weekends de cela (c’est vraiment dommage qu’il n’y en ait que 52 dans l’année…), nous partîmes tipiter (vivre en tipi) en campagne, embarquant à 4 dans le char flamboyant de Lawrence avec Irène et Charlotte.

Ça a commencé par Lawrence qui était prêt à balancer à un flic « Si t’avais une blonde comme la mienne, tu fermerais bien ta gueule ». Le ton était donné, le fil conducteur et running gag du séjour était tout trouvé.

Au départ on voulait une yourte mais on s’y est pris un peu à la dernière minute, et on a trouvé des tipis. Même que c’était vachement chouette.

Direction les tipis de la rivière sauvage, à 2 heures de route de Montréal près du parc de Frontenac. Arrivés sur le site, Charlotte a scandé « In da wood » un nombre suffisant de fois pour que j’en fasse le titre de mon article. Dans la voiture, j’ai cru qu’elle demandait « et il est parti niquer après ? » mais en fait non, il était juste martiniquais. C’était hyper drôle mais ça faisait un moins bon titre. Sur la route, on a aussi trouvé trouvé que les sapins étaient vachement bien rangés et eu un peu de compassion pour le dude préposé à leur démêlage.

Trève de plaisanteries.
Nous sommes donc arrivés dans ce coin parfaitement tranquille, au bord de la rivière sauvage (tout est dans le titre, c’est son petit nom et elle le porte bien), accueillis par nos hôtes. Plusieurs tipis bien espacés les uns des autres sont répartis dans la forêt et le long de la rivière. A raison de 20$ par tête pour la nuit, on a eu le confort d’un petit appartement (pas de douche, pas de toilette dedans, faut pas déconner non plus) pour le prix du camping. Pour se rendre au tipi, on décharge tout notre stock (affaires, bouffe et bouées gonflables – le plus important) dans une maxi remorque tractée derrière un quad avec nous dedans. On nous a aussi offert quelques galons d’eau pour boire et faire notre vaisselle en pleine nuit (ouais nan ça j’y viendrais après).

Aussitôt installés, on a reçu l’info qu’un petit bâtard d’écureuil allait tout faire pour rentrer dans le tipi; on a gouté à la sève des arbres parce que c’est marrant comme ça colle aux mains et on est allés s’échouer comme des saumons au bord de la rivière. On avait même une mini plage, et je trouve bizarrement que dans des décors pareils, les bières ont vachement meilleur goût.

Lawrence, notre québécois national a lancé environ 8000 cailloux dans l’eau (des petits et des beaucoup trop gros) puis s’est calmé et a géré tout du long le set up de feu. Ledit feu ne s’est pas éteint une seule fois, il flamboyait d’une flamboyance rare, alors on peut dire que Lawrence a assuré grave parce qu’on a jamais eu froid. Il a assuré le manger aussi. Comme toujours. C’est un chef. Bon, les sandwichs qu’il avait préparé avant de partir sont restés faire la sieste dans le frigo mais c’est pas grave parce qu’on a fait des barbecues de poisson comme des hipsters modernes et ça, ça envoyait grave. On a aussi jeté quelques sardines dans le feu qu’on a fait un peu exprès d’oublier dans le frigo des gens parce que c’était moins gênant que leur frigo pue VS que notre voiture pue. Je dirais qu’il y a du bon et du moins bon dans cette réflexion mais bon… avec 3 françaises dans le tas, on a bien assuré notre réputation z’en faites pas.

Après le dîner souper, alors qu’on avait bien trop bu et mangé, il a fallu faire la vaisselle de nuit. Pour les ours. Enfin pour les éviter quoi. Pis sans frontale. Moi je t’aurais torché ça dans la rivière mais non. Lawrence a fait chauffer l’eau et frottait. Irène rinçait. Charlotte séchait. Et moi, dans le rôle de la lumière : j’éclairais. (Y a pas de sous métier, ok?!)

Là où j’ai vraiment brillé, c’est quand j’ai appris à un québécois ma technique du slow roast pour les shamallows marshmallows. Ça avait l’air d’être une révélation; c’était surtout vachement bon. Sous l’effet des munchies, on s’est pratiqué sur environ 76 marshmallows chacun en observant le ciel étoilé, la voie lactée dinguissime et les étoiles filantes. L’écureuil s’est chargé de bouffer le reste du gigantesque sac qu’on avait acheté (et oublié près du feu). Aujourd’hui on pense qu’il a quintuplé de volume et qu’il détient officiellement le record du monde de l’écureuil le plus gros de la vie.

voie lactée

Ce n’est pas ma photo, mais c’est exactement le ciel qu’on avait. Je la pose là, comme ça, pour que vous puissiez vous faire une idée du plafond qu’on voyait. Crédit photo : Pexels

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Un coucher et mille fous rires plus tard, on s’est doucement levés dans ce coin si paisible et somptueux, petit brunch des familles et hop: direction le parc Frontenac pour profiter des paysages magnifiques. Le parc est vraiment beau, bien entretenu et hyper moderne. On a profité d’un pédalo et de paddle board pour éliminer un peu de nos excès de la veille, avant de reprendre la route pour Monti.

Bilan de l’expérience:
C’est à faire et à refaire. Le lieu est somptueux et paisible et le prix plus qu’abordable.
Le confort est au rendez-vous. On dort dans des lits (un vrai lit pour le lit du haut et un petit canapé lit pour le bas, minuscule mais fait bien l’affaire) et des toilettes sèches sont a 100 mètres. On a accès à une vraie salle de bain hyper cosy avec toilettes et un frigo à 10 minutes à pieds. Et surtout : on se croit seuls au monde.

Je vous laisse découvrir le tout en images 🙂

The Dreamcatcheuse blog voyage - les tipis de la riviere sauvage

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Petit espace aménagé (et couvert avec moustiquaire bien pratique) pour prendre les repas à l’extérieur, face au tipi)

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Kitchenette à l’intérieur du tipi

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Parc Frontenac

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Avez-vous déjà séjourné dans des endroits atypiques de ce genre au Québec ou ailleurs? Si oui, vos bonnes adresses sont les bienvenues 🙂

maryne

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2 Comments

  • Reply
    Wolidays
    3 octobre 2016 at 9:06

    Super expérience ! Les photos sont très belles 😉

    • Reply
      The DreamCatcheuse
      3 octobre 2016 at 11:42

      Merci beaucoup !! 🙂

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